L'organisation de l'élevage bovin en France L’élevage bovin en France s’organise autour de 2 filières : les troupeaux de races laitières ; les troupeaux de races à viande (ou allaitant car les femelles allaitent leurs petits).
Vignette Valoriser toute la carcasse Résumé Quand on abat un animal, la valorisation de l’ensemble des morceaux, y compris les produits tripiers (ou abats), est un véritable défi. En effet, les parties « arrières » de la carcasse fournissent le gros des « viandes à griller », très tendres et pouvant être consommés après une cuisson rapide alors que les parties « avants » donnent surtout des « viandes à bouillir » nécessitant plus de préparation (pot au feu, bœuf bourguignon).
Vignette Une évolution des modes de consommation et de distribution Résumé L’évolution des modes de vie conduit les consommateurs à rechercher praticité et rapidité et à augmenter le nombre de repas pris à l’extérieur du domicile. Ainsi, la part de viande consommée en restauration hors domicile (RHD) a augmenté de 12% en 1980 à 17% en 2012. De même, la part de produits carnés achetée en grande distribution augmente.
Vignette Une consommation de viande de boucherie en baisse Résumé La consommation de viande recule de manière tendancielle avec 15% de viande de boucherie en moins dans les assiettes des Français entre 2003 et 2010. Cette évolution est liée à des modes d’alimentation plus nomades mais aussi à un changement de statut de la viande.
Vignette Des abattoirs au cœur des zones de production Résumé D’abord organisées sur les lieux de consommation et imbriquées dans les villes, les activités de rassemblement des animaux et d’abattage se sont délocalisées vers les lieux de production à partir des années 1950. Elles ont connu des évolutions majeures en matière d’hygiène, d’environnement, de respect de l’animal, de sécurité et de traçabilité.
Vignette De l’animal à la viande, un ensemble de métiers Résumé La filière élevage et viande regroupe un large panorama de métiers. Des éleveurs (bovins, ovins, équins, veaux) aux bouchers (boucherie artisanale ou grande surface) en passant par les commerçants en animaux, les responsables qualité, les opérateurs en transformation des viandes...
Vignette Des filières sources d’économie et d’emploi Résumé Qu’il s’agisse du lait qui doit être transformé et conservé ou de la viande qui doit être désossée et découpée, les industries de transformation constituent une étape incontournable de la mise à disposition des produits d’élevage. De nombreux acteurs interviennent entre l’éleveur et le consommateur : organisations de producteurs ou coopératives, transporteurs, marchands en bestiaux ou négociants, laiteries et abattoirs.
Vignette Des leviers de réduction des émissions, différents selon les pays Résumé D’après les dernières estimations de la FAO, 14,5 % des émissions mondiales seraient issues de l’élevage. Les leviers de réduction sont très différents d’un pays à l’autre et selon les systèmes. Les systèmes les plus pastoraux pourront améliorer la santé et la nutrition animale tandis que les systèmes les plus intensifs devront mieux valoriser les déjections et viser plus d’autonomie.
Vignette Emissions de gaz à effet de serre et compensation en élevage Résumé L’élevage émet 8% des émissions de gaz à effet de serre français. Mais c’est avec l’agriculture et la forêt l’un des rares secteurs à être capable de compenser une partie de ses émissions par le stockage de carbone dans le sol des prairies.
Vignette Viande et eau : quelle méthode et quelle quantité ? Résumé Le chiffre de 15000 l d’eau virtuelle par kg de viande a été largement diffusé. En réalité, il est formé à 93 % d’eaux de pluie. En réalité, la quantité d’eau nécessaire est de l’ordre de 50 l d’eau.
Vignette Qualité des eaux et élevage herbivore Résumé Dans les régions d'élevage herbivores, la présence de la prairie contribue à la bonne qualité de l’eau. Son rôle bénéfique dans la limitation du lessivage des nitrates par ruissellement est reconnu. Les prairies sont également économes en produits phytosanitaires.
Vignette Un stockage de carbone dans les régions d’élevage Résumé Le stock de carbone immobilisé sous une prairie est en moyenne de 65 tonnes contre 40 tonnes sous une culture annuelle et 70 tonnes sous un sol forestier. Sous prairies, ce stock est lié à l’apport de carbone par les déjections et au maintien de la matière organique en l’absence de labour du sol.
Vignette Fertilité des sols et déjections animales Résumé L’élevage joue un rôle important dans le maintien de la fertilité des sols par le recyclage de ses effluents. Depuis les débuts de l’agriculture et avant l’apparition des engrais chimiques, les déjections des troupeaux ont été l’un des principaux moyens de renouveler la fertilité des sols.
Vignette L’utilisation des sols variée sur un élevage bourguignon Résumé Au sein d’un élevage, les usages des sols varient en fonction des choix de l’agriculture mais aussi beaucoup en fonction de la nature des sols.
Vignette Entretien de zones humides clés pour l’environnement Résumé Les prairies humides sont des écosystèmes particuliers qui sont valorisées par l’élevage et le pâturage. C’est le cas des marais et des fonds de vallées.
Vignette Valorisation par l’élevage des zones de relief Résumé En France, l’élevage d’herbivores s’est historiquement développé dans les zones difficiles. Il conserve une place particulièrement importante, sur les terres les moins fertiles ou mal adaptées à la mécanisation (pentues, humides, caillouteuses…) où pousse naturellement une végétation que seuls les ruminants sont capables de digérer efficacement : l’herbe.
Vignette La biodiversité sous prairie Résumé La biodiversité dans le sol d’une prairie est particulièrement riche car c’est un milieu non labouré, peu fertilisé et peu traité où se développe toute une vie souterraine.
Vignette Lien entre biodiversité et élevage : zoom sur les infrastructures agroécologiques d’un territoire d’élevage Résumé Dans un élevage, la biodiversité s’entretient à trois niveaux : la parcelle ; l’exploitation dans son ensemble où se jouent de nombreuses complémentarités entre les cultures et les surfaces semi-naturelles comme la prairie permanente et la haie et enfin le territoire qui entoure l’exploitation.
Vignette Des paysages diversifiés Résumé L’élevage d’herbivore entretient une mosaïque paysagère par l’alternance de prairies et de cultures variées, combinées à un réseau de haies, de murets, mares et abreuvoirs favorables à la biodiversité.
Vignette Naisseurs et engraisseurs, des systèmes d’élevage adaptés aux territoires Résumé Différents types d’élevage complémentaires se sont développés en France en fonction des territoires et des ressources fourragères qui y peuvent être cultivées.
Vignette Les atouts du lien au sol Résumé En France, les herbivores sont principalement élevés dans des systèmes qui produisent la majeure partie de leur alimentation. On parle d’exploitations avec un fort lien au sol : les troupeaux sont nourris à 90 % par les fourrages et céréales cultivés sur l’exploitation et en retour, ils fertilisent ces surfaces par leurs déjections.
Vignette Les complémentarités et interdépendances régionales en élevage Résumé Les flux de bovins d’une région à l’autre s’expliquent par les besoins d’engraissement d’animaux maigre qui nécessite notamment la production de céréales. Cette finition se fait plus facilement en zone de plaine qu’en zone de montagne exclusivement herbagère.
Vignette Des élevages pour de multiples usages Résumé L’alimentation n’est pas la seule production de l’activité d’élevage qui fournit aussi force de traction, énergie, cuirs et laine...
Vignette Diverses formes d’élevage équin en France Résumé Il existe différents types d’équidés et formes d’élevage associés en France : chevaux de selle orientés vers la monte et les loisirs, les chevaux de traits aux races bien identifiées et fortement présents dans les zones herbagères et enfin les ânes et mulets.
Vignette L’affirmation des grandes régions d’élevage Résumé La géographie de l’élevage français s’affine depuis 1950 avec un recul du cheptel dans de nombreuses régions de plaine qui ont tendance à s’orienter vers les grandes cultures. Dans les zones où l’élevage se maintient, malgré une mixité persistante des systèmes d’élevage, se distinguent de grands bassins spécialisés.