Consommation de viande en France

Les consommations de viande diminuent régulièrement

Texte

La consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d'année. Pour les viandes de boucherie (c'est-à-dire le bœuf, le veau, l'agneau, le porc frais et la viande chevaline), les niveaux sont passés de 58 à 52.5 g/j/personne entre 2007 et 2013 ce qui porte actuellement la consommation moyenne hebdomadaire à environ 370 g soit 3 à 4 portions seulement par semaine.
Ce phénomène s'inscrit dans une diminution régulière de la consommation des produits frais au profit des produits très transformés (plats composés, sandwichs, pizzas-quiches et tartes salées) (1).

En France, la consommation moyenne de viande* diminue d’année en année

En France, la consommation moyenne de viande(viande hors volaille) diminue d’année en année.

La seule recommandation de santé publique qui préconise de limiter la viande rouge(*) à moins de 500g par semaine concerne la prévention du cancer colorectal(2). Avec une consommation moyenne de 370g par semaine en France, ce seuil recommandé n’est donc pas dépassé.

 (1) CREDOC, enquêtes CCAF 2007, 2010 et 2013.
(2) WCRF, World Cancer Research Fund
(*) « viande rouge » selon la définition anglo-saxonne ce qui correspond aux « viandes de boucherie » en France, à savoir bœuf, veau, agneau, porc frais, viande chevaline et de chevreau.

En France, la consommation moyenne de viande* diminue d’année en année.

La consommation moyenne de viande est inférieure au seuil recommandé de 500 g par semaine.

La consommation de viande en France : une majorité de petits consommateurs

La majorité des Français sont des petits consommateurs de viandes de boucherie (c'est-à-dire de bœuf, de veau, d'agneau, de porc frais et de viande chevaline). Bien sûr, la consommation moyenne cache de grandes disparités : 37 % en mangent moins de 245 g par semaine, alors que 28 % en mangent plus de 490 g par semaine (1). 

Les écarts de quantités consommées peuvent entraîner des différences dans le statut nutritionnel de la population : il est beaucoup plus difficile d'assurer la couverture des besoins nutritionnels en fer et en zinc, notamment, pour les petits consommateurs de viande.

Les apports en fer sont d'autant plus importants à prendre en considération qu'un quart des femmes en âge de procréer ont des réserves insuffisantes (2).

(1) CREDOC, enquête CCAF 2013.

(2) InVS : Etude Nationale Nutrition Santé 2006

Au final, ce sont plus de 2/3 des Français qui mangent moins de viande que le seuil de 500 g par semaine.

Plus de 2/3 des Français mangent moins de viande que le seuil de 500 g par semaine