Consommation de viande en France

Texte

La consommation de viande diminue régulièrement

La consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d'année. Pour les viandes de boucherie (bœuf, veau, agneau, porc frais et viande chevaline), les niveaux sont passés de 58 g/j/personne en 2007, à 57 g en 2010, à 52 g en 2013 puis à 46 g en 2016, ce qui porte actuellement la consommation moyenne hebdomadaire à 320 g.

En France, la consommation moyenne de viande* diminue d’année en année

Ce phénomène s'inscrit dans une diminution régulière de la consommation des produits frais au profit des produits très transformés (plats composés, sandwichs, pizzas-quiches et tartes salées) (1).
Cette consommation hebdomadaire moyenne de 320 g en 2016 correspond à 2 à 3 consommations de viande seulement par semaine.

Les Français consomment en moyenne de la viande hors volaille moins de 3 fois par semaine


En France, la consommation moyenne de viande (viande hors volaille) diminue d’année en année.

Le Programme National Nutrition Santé recommande de limiter sa consommation de viande, toutes en dehors de celle de volaille (bœuf, veau, agneau, porc, viande chevaline...) à 500 g/semaine(2). Cette quantité de 500 g correspond à la viande consommée, donc cuite. En ce qui concerne les achats, on peut donc considérer que cela équivaut à 700-750 g de viande crue (3).

(1) CREDOC - Enquêtes CCAF 2007, 2010, 2013, 2016.
(2) PNNS - mangerbouger.fr
(3) WCRF, World Cancer Research Fund, 2018.

La consommation de viande en France : une majorité de petits consommateurs

La majorité des Français sont des petits consommateurs de viandes de boucherie (bœuf, veau, agneau, porc frais et viande chevaline). Bien sûr, la consommation moyenne cache de grandes disparités : 23 % en mangent moins de 100 g par semaine, alors que 20 % en mangent plus de 500 g par semaine(1).  
Les écarts de quantités consommées peuvent entraîner des différences dans le statut nutritionnel de la population : il est notamment beaucoup plus difficile d'assurer la couverture des besoins nutritionnels en fer et en zinc des petits consommateurs de viande.
Les apports en fer sont d'autant plus importants à prendre en considération que moins de 6 femmes en âge de procréer sur 10 ont une valeur normale de ferritinémie : 20 % ont une déplétion totale des réserves en fer et 21,5 % des réserves faibles. De plus, 7 % présentent une anémie et 4 % une anémie ferriprive(2)
(1) CREDOC - Enquête CCAF 2016.
(2) Santé publique France - ESTEBAN 2014-2017.

Plus de 2/3 des Français mangent moins de viande que le seuil de 500 g par semaine

80% des Français mangent moins de viande que le seuil de 500 g de viande cuite, hors volaille, par semaine.