Sommaire
Texte

Manger de la viande sans exploser son budget, c'est possible. Il suffit de choisir les bons morceaux, de cuisiner soi-même plutôt que de réchauffer des plats préparés et d'utiliser les produits dans leur intégralité. Ni régime, ni privation : juste quelques réflexes malins.

Cuisiner malin : la viande à petit prix, sans se priver

On mange de tout, sans se priver de rien

On mange de tout, viande comprise, en quantité raisonnée. On choisit ses aliments librement, on se laisse guider par ses envies autant que par sa quête d'équilibre et on privilégie la qualité à la quantité. Être malin dans l'assiette, c'est appliquer ce même principe au porte-monnaie : mieux choisir pour dépenser mieux, pas moins bien manger.

Depuis les années 1960, la part du budget consacrée à l'alimentation a nettement reculé dans les foyers français au profit du logement et des transports. Les produits transformés ont pris l'avantage sur les produits bruts, pourtant moins coûteux à l'achat. Revenir aux fondamentaux, choisir ses aliments et cuisiner un minimum, cela demande un peu de temps et quelques gestes simples : rien d'inaccessible.

Acheter malin : trois réflexes qui allègent la note

Cuisiner des produits frais et bruts peut revenir bien moins cher que réchauffer des plats préparés, sans y passer beaucoup plus de temps. L'essentiel tient dans la manière d'acheter.

  • Réapprivoiser la saisonnalité. Les produits de saison s'achètent à leur juste prix. Attendre patiemment le bon moment pour en profiter pleinement, c'est aussi cuisiner au meilleur tarif.
  • Redécouvrir les viandes à mijoter. Ces morceaux offrent une diversité de saveurs pour tous les budgets et méritent qu'on leur laisse le temps de la cuisson longue.
  • Réinventer les viandes hachées. Le steak haché reste une valeur sûre et se décline tout aussi bien en burger, en sauce bolognaise ou en gratin, pour multiplier les repas à partir d'un même produit accessible.
  • Réapprendre à faire ses courses. Prévoir ses menus, lire les étiquettes, comparer les prix au kilo : autant de gestes qui, cumulés, pèsent sur la facture.

Les viandes à mijoter, l'allié économique du quotidien

Le paleron, la macreuse, le collier, la joue ou le jumeau à pot-au-feu proviennent des muscles les plus sollicités par l'animal. Plus riches en collagène, ils manquent de tendreté à la cuisson rapide mais gagnent en fondant et en saveur dès qu'on leur accorde deux à trois heures à feu doux. Leur prix au kilo reste nettement inférieur à celui des pièces à griller ou à rôtir.

Un pot-au-feu, un bourguignon ou une blanquette demandent quinze minutes de préparation active. Le reste se fait tout seul, en cocotte, pendant qu'on s'occupe d'autre chose. Et ces plats se conservent plusieurs jours au réfrigérateur, souvent meilleurs le lendemain qu'au sortir de la marmite.

Le batch-cooking, un gain de temps autant que d'argent

Préparer tous les repas de la semaine en une seule session de cuisine, le plus souvent le week-end : c'est le principe du batch-cooking. Pratique, économique, il fait aussi gagner un temps précieux en semaine. Il suffit de s'équiper de boîtes de conservation adaptées au nombre de portions visées, d'établir ses menus à l'avance, puis de cuisiner en une fois les plats qui se prêtent à une conservation de plusieurs jours : mijotés, braisés, gratins.

Anti-gaspi : utiliser le produit dans son intégralité

Dans la grande majorité des cas, un fruit ou un légume épluché finit à la poubelle avec sa pelure, sans même y penser. Pourtant, les épluchures de légumes racines comme la pomme de terre, la patate douce, la carotte, le panais ou le topinambour, passées quelques minutes à la friteuse, font d'excellentes chips à l'apéritif.

Laissés trop longtemps au réfrigérateur, les restes de viande s'assèchent et perdent en saveur. Conservés dans une boîte fermée, dans la partie la plus froide du réfrigérateur, ils se gardent trois jours au maximum[1]. Le gratin reste le meilleur moyen de leur redonner vie : hachée, la viande se marie à une purée de légumes colorée selon ce qu'il reste au frigo.

Reste de viande

Association gratin

Bœuf

Chou et gruyère

Agneau

Courgette, tomate et mozzarella

Veau

Artichaut et édam

D'autres restes méritent le même traitement : un rôti effiloché se glisse dans un pain garni ou une galette, un reste de plat mijoté se marie à des pâtes fraîches, et les os ou parures de viande font d'excellents fonds de sauce et bouillons, à condition de les congeler dès qu'on les met de côté.

Des recettes gourmandes pour chaque saison

Plats conviviaux, plats sur le pouce, la viande se décline à moindre coût tout au long de l'année, accompagnée de légumes frais ou secs, de céréales, d'épices et de condiments. Voici une sélection de recettes classées par saison, pour varier les plaisirs sans dépasser son budget.

 

Texte

Envie d'aller plus loin ? Pour associer un morceau à mijoter à la bonne cuisson, direction notre page dédiée à la cuisson braisée. Et pour transformer chaque reste en nouveau repas, nos idées de farcis anti-gaspi et de gratins à la viande hachée complètent ces astuces.

Retrouvez l'ensemble de ces recettes et des conseils complémentaires dans notre livret « Manger de tout, malin », téléchargeable gratuitement.

Note :
[1] Anses, « Comment bien conserver ses aliments et ne pas interrompre la chaîne du froid ? »

Texte

Notre Foire aux Questions :

Trois jours maximum. Passé ce délai, la texture se dégrade et les micro-organismes prolifèrent plus vite, même au froid. Conservez les restes dans une boîte fermée, dans la partie la plus froide du réfrigérateur.

Tout dépend du mode de cuisson. Le paleron, la macreuse, le collier ou la joue coûtent nettement moins cher au kilo que le filet ou l'entrecôte, et gagnent en tendreté à la cuisson longue. Mijotés deux à trois heures, ces morceaux gélatineux deviennent fondants et parfument généreusement le bouillon. La viande hachée reste elle aussi une valeur économique et polyvalente, aussi bien en steak haché classique qu'en burger ou en sauce bolognaise.

Pas vraiment, si l'on compte le temps réel passé en cuisine. Un pot-au-feu ou une blanquette demandent quinze minutes de préparation active, le reste se fait tout seul en cocotte. Et le plat se conserve plusieurs jours, prêt à être réchauffé.

Neuf fois sur dix, elles finissent à la poubelle sans qu'on y pense. Pourtant les pelures de pomme de terre, de patate douce, de carotte ou de panais, passées quelques minutes à la friteuse, font d'excellentes chips à l'apéritif.

Le gratin ? C'est souvent la meilleure option. Hachez la viande, superposez-la avec une purée de légumes colorée selon ce qu'il reste au frigo - tomate, carotte, chou-fleur ou haricots -, parsemez de fromage râpé et enfournez. Bœuf et chou se marient bien avec du gruyère, l'agneau s'accorde à la courgette et à la mozzarella, le veau se marie à l'artichaut et à l'édam. De quoi transformer un reste en repas complet, sans rien perdre.

Cuisiner soi-même revient presque toujours moins cher, à condition d'acheter juste ce qu'il faut. Les plats préparés facturent la transformation et l'emballage, pas seulement l'ingrédient. Comparer le prix au kilo entre un produit brut et sa version prête à réchauffer suffit souvent à trancher.

Le principe ? Préparer tous les repas de la semaine en une seule session, généralement le week-end. Équipez-vous de boîtes de conservation adaptées au nombre de portions visées, établissez vos menus à l'avance, puis cuisinez les plats qui se conservent bien au réfrigérateur. Les plats mijotés, viandes braisées et gratins s'y prêtent particulièrement, puisque la cuisson longue les rend meilleurs le lendemain.

Ces morceaux proviennent des parties du muscle les plus sollicitées par l'animal, donc plus riches en collagène et moins naturellement tendres. Leur prix au kilo reste inférieur à celui du filet ou du rumsteck, alors qu'une cuisson longue et douce les rend tout aussi savoureux, sinon plus.