Echanges internationaux de viande bovine et ovine

Echanges internationaux de viande bovine et ovine

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Les volumes de viande et de lait échangés progressent depuis vingt ans face à la demande croissante des pays en développement, mais aussi grâce aux progrès des transports et de la conservation des aliments. Dans un contexte de mondialisation et de libéralisation des échanges, les pays producteurs tentent à la fois de s’ouvrir des débouchés à l’export, mais aussi de protéger leur propre marché et leurs producteurs.

Echanges internationaux de viande bovine et ovine

Volatilité et distorsion de concurrence

L’ouverture des marchés offre des opportunités aux pays exportateurs mais présente aussi des risques pour les productions nationales. Ainsi, le lait et la viande sont désormais soumis aux fluctuations du commerce mondial et à la volatilité des prix. Élevages, entreprises d’abattage et de transformation sont fragilisés par cette nouvelle donne, d’autant plus que les règles sanitaires, environnementales et de bien-être animal ne sont pas les mêmes partout. L’Union européenne a probablement la réglementation la plus exigeante en la matière. Associée aux conditions sociales ou climatiques, elle implique souvent des coûts de production supérieurs et une moindre compétitivité de l’UE. D’où la nécessité de maintenir un niveau de protection tels que les droits de douane. Or, l’ouverture de contingents à droits de douane réduits ou nuls permet au Canada, aux États-Unis ou au Mercosur d’exporter vers l’UE des viandes à moindres coûts mais aussi à moindres garanties ne respectant pas les critères européens. Cette situation fait peser une menace sur l’élevage des pays membres et l’image de leurs produits.

Echanges internationaux de viande bovine et ovine

Les atouts français et européens

Naviguant parmi les exportateurs géants et les multinationales de l’élevage (JBS, Cargill, Marfrig…), l’UE et particulièrement la France cherchent à se distinguer par la qualité de leurs produits et des garanties en termes sanitaire et environnemental. Des opportunités s’ouvrent sur le pourtour méditerranéen et le Moyen-Orient pour les animaux vivants comme pour les viandes issues des races françaises. Face à la concurrence des autres grands exportateurs (Nouvelle-Zélande et États-Unis), l’UE et la France tentent aussi d’investir un marché laitier en essor, notamment vers la Chine, par exemple pour les produits d’alimentation infantiles. Cela complète ses exports traditionnels de fromages, à forte valeur ajoutée. Enfin, la « génétique française » des races bovines est un vrai succès à l’exportation.

Note : Les illustrations, cartes et textes sont issus de L'Atlas de l'élevage herbivore en France aux Éditions Autrement. Ces éléments ne peuvent être utilisés pour un usage autre que personnel.