La filière française viande de cheval

La filière française viande de cheval
Texte

Comment est-elle structurée ?

Quelle est la réglementation en matière d'identification, de controle et de traçabilité des équins ?

Que représente la consommation de viande chevaline aujourd'hui ? 1

1 Sources : 2011 données FranceAgriMer, Kantar Media, www.haras-nationaux.fr, IFCE-OESC.

La structure du marché de la viande de cheval en France

La viande chevaline est issue de 2 filières :

  • Viande de cheval de réforme composée majoritairement de viande d’importation (échanges intra ou extra-communautaires) et viande française de réforme, de cheval de sang et de trait.
  • Viande française de jeune cheval français de trait

Les chevaux sont abattus dans des abattoirs agréés UE, assurant toutes les garanties en termes de qualités sanitaires et respect du bien-être animal. 

La structure du marché de la viande de cheval en France

La filière viande de cheval de réforme est majoritairement une filière d’importation.

2 sources d’importations en viande sont identifiées : 

  • essentiellement en provenance du continent américain :
    • Centre et Nord Amérique : Mexique, Canada et EU : soit 34% des importations – Prêt A Découper (PAD) importé par avion.
    • Amérique du Sud : Argentine, Uruguay, Brésil… : soit au moins 23% des importations – PAD ou carcasse importés en avion ou bateau.
  • en provenance de l’Union Européenne :
    • Développement ces dernières années du marché du Royaume-Uni, mais varie en fonction de la conjoncture économique et de la disponibilité en animaux : Irlande, Allemagne, Pologne… 

La production de chevaux de trait français est majoritairement une filière d’exportation

  • La production de chevaux de trait est essentiellement pratiquée dans une volonté de maintenir un patrimoine culturel et génétique et d’avoir un entretien de qualité des prairies. Elle est souvent secondaire sur l’exploitation. Le débouché viande reste la principale valorisation économique de cette production même si le prix reste faible au producteur2.
La production de chevaux de trait français est majoritairement une filière d’exportation
  • Il existe 2 principaux types de production : 
    • Une valorisation par la vente de reproducteurs et par le dressage, complétée par le débouché viande en sous-produit. Cette pratique se retrouve surtout dans les berceaux de race et chez les éleveurs des races à faibles effectifs.
    • Une valorisation quasi exclusive par la viande. L’éleveur cherche à réduire au maximum les charges. La majorité des poulains est généralement commercialisée en maigre sur l’Italie.
  • La viande de jeune cheval de trait est une viande claire, rosée et méconnue du consommateur français, à part dans certaines zones de production comme la Franche- Comté.
  • Un travail de réflexion a été lancé par INTERBEV Equins depuis 2010 afin de répondre aux attentes du consommateur et promouvoir le produit en France. De nombreuses initiatives existent pour le mettre en avant en France qui aboutissent aujourd’hui, dans le cadre de démarches locales (circuits courts). 

2 En moyenne 2,23€ / kg de carcasse.

La destination finale d’un cheval est décidée par son propriétaire

Tout propriétaire de cheval doit choisir précisément la destination des animaux dont il est responsable. S’il déclare que le cheval ne doit pas être destiné à l’abattage pour la consommation, ce choix est considéré comme définitif et irréversible.

Tout nouveau propriétaire du cheval ne pourra que le confirmer. 

La destination finale d’un cheval est décidée par son propriétaire

Dans le cas contraire, il n’a pas besoin de déclarer si le cheval est susceptible d’être destiné à l’abattage pour la production de viande. Toutefois, tout nouveau propriétaire pourra toujours décider de modifier ce choix.

Cette mesure complémentaire permet de connaitre la destination finale d’un cheval. Cette déclaration est inscrite dans le « feuillet médicamenteux » qui accompagne le livret d’identification du cheval.

Une consommation de viande chevaline en baisse depuis une vingtaine d’années

Une consommation de viande chevaline en baisse depuis une vingtaine d’années
  • La consommation moyenne en France est de 290 grammes équivalent carcasse / habitant / an.
  • La diminution n’est pas tant liée à l’image du produit qu’au manque de points de vente. Encore 50% de la viande chevaline est commercialisée en boucherie artisanale et il ne reste plus que 800 boucheries chevalines en France.
  • Aujourd’hui, on constate un manque de jeunes orientés vers les métiers manuels. C’est pourquoi les artisans rencontrent des difficultés à trouver des apprentis à former pour qu’ils reprennent leurs entreprises, malgré la rentabilité de ces dernières.
  • Une consommation liée à des traditions régionales : dans le Nord : les miniers, dans le Sud Est : les immigrés italiens, en Franche-Comté : la production locale de Trait.

Chiffres clés du cheptel français

  • 900 000 équidés toutes races confondues.
  • 40 619 élevages de chevaux en France (en 2011)
  • Environ 1 cheval sur 4 sera abattu pour être consommé
  • Abattage : 4 964 tec. en 2011
  • Taux auto-approvisionnement en France : 38%