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- Plan de surveillance nationale :
- Dès l’apparition du virus en janvier 2012, la DGAL (Direction générale de l'alimentation) a activé une surveillance spécifique, au travers de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale, pour détecter le plus précocement possible l’arrivée de la maladie en France.
- Il s'agit d'une surveillance clinique des malformations ou des troubles neurologiques chez les nouveau-nés de ruminants visant à déceler la circulation du virus Schmallenberg sur le territoire métropolitain.
- Le dispositif de surveillance des petits-ruminants a pris fin le 31 mai 2012. Pour les bovins, le dispositif de surveillance clinique reste en place jusqu’au 31 août 2012.
- Mise au point d’un test de diagnostic (validé début avril 2012) et d’un vaccin (pas réalisé à ce jour) : Le Ministre de l’Agriculture a saisi l’ANSES début février 2012 afin que les experts soient mobilisés sans délai sur la mise au point d’un test sérologique de diagnostic et d’un vaccin adaptés. Les experts scientifiques, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale (RFSA) ont été mobilisés à cet effet. Le kit de diagnostic sérologique est validé depuis début avril 2012 par l’ANSES. Le test se fait sur le sérum de tout nouveau-né suspect, c’est à dire présentant des malformations ou des troubles neurologiques. Il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement adapté.
- Information des vétérinaires et services départementaux en cas de suspicion de cas :
- Les animaux malades ou susceptibles de l’être doivent être signalés par les éleveurs au vétérinaire de l’exploitation et aux services départementaux.
- La note de service de la DGAL du 18.04.2012 précise qu’en l’absence de réglementation spécifique à cette nouvelle affection aucune restriction particulière ne sera édictée dans les exploitations suspectes (si ce n’est les mesures classiques de prévention quelle que soit la pathologie animale : ne pas envoyer à l’abattoir les animaux malades ou suspects, interdire tout mouvement de ces animaux , détruire le lait issu de ces animaux et interdire la collecte de leur semence).
Il est par ailleurs conseillé aux éleveurs de ruminants dont les animaux présentent des symptômes, de maintenir les animaux malades ou susceptibles de l’être à l’intérieur du bâtiment d’élevage et de contacter leur vétérinaire dans le cadre de la surveillance clinique mise en place.