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L’interprofession élevage et viande (INTERBEV)

Elle est constituée des organisations professionnelles représentant l’ensemble des métiers de la filière élevage et viande pour les secteurs bovin, ovin, caprin et équin : éleveurs, entreprises de mise en marché et de transformation, acteurs de l’abattage-découpe, de la distribution et de la restauration. Présente sur tout le territoire, l’interprofession agit collectivement pour structurer la filière, accompagner ses évolutions, partager des connaissances fiables et porter des engagements communs en faveur de la transition écologique et de la souveraineté alimentaire. Elle joue un rôle clé de coordination, de dialogue et de transparence, au service des professionnels comme des citoyens.

Dans la droite ligne de cette volonté d’ouverture, l’interprofession est engagée depuis 2017 dans une démarche RSE, labellisée par l’AFNOR : le Pacte Sociétal. Répondant à la promesse “Aimez la viande Mangez-en mieux”, cette dynamique collective portée par INTERBEV s’appuie sur des outils concrets pour accompagner les acteurs de la filière dans l’amélioration continue de leurs pratiques sur le plan environnemental, économique, social et en matière de bien-être animal, au bénéfice d’une alimentation durable.

La filière élevage et viande représente aujourd'hui près d’un demi-million (498 602) d’emplois en France, répartis sur l’ensemble de ses maillons, dont près d’un tiers occupé par des femmes. Ces emplois non délocalisables contribuent directement à la vitalité des territoires ruraux, à l’aménagement des paysages et au dynamisme économique local.
(Source : Etude Quantification des emplois dans les filières alimentaires)
 

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Un modèle herbager, unique et responsable : l’élevage français à taille humaine

En France, l’élevage bovin et ovin repose sur un modèle unique en Europe : un modèle herbager, profondément ancré dans les territoires et fondé sur des pratiques durables. Ce système d’élevage privilégie l’herbe, l’autonomie des fermes, la valorisation de ressources locales et une relation de proximité entre l’éleveur, ses animaux et son environnement.

Un modèle herbager fondé sur l’herbe et les prairies

L’herbe constitue l’aliment naturel des ruminants. En France, elle domine largement leur ration et confère à l’élevage une singularité forte.

  • Les bovins viande sont nourris à 78% d’herbe,
  • Les ovins viande à 81%.

(Source : Cordier et al. 2020)

Ce choix du pâturage et des fourrages issus des prairies permanentes contribue à la biodiversité, au stockage de carbone dans les sols et à l’entretien de paysages qui font la richesse des régions françaises.

Une autonomie alimentaire remarquable

L’élevage français se distingue aussi par sa forte autonomie alimentaire.
88% de l’alimentation des ruminants est produite directement par les éleveurs sur leurs exploitations – herbe, fourrages, céréales et coproduits.

(Source : CAP2ER, 2023)

Cette autonomie réduit la dépendance aux importations, limite l’impact environnemental lié au transport des aliments et renforce la résilience des fermes face aux aléas.

Un élevage à taille humaine

Le modèle français repose avant tout sur des exploitations familiales et dimensionnées pour un suivi attentif du troupeau.
En moyenne, une ferme d’élevage compte 60 vaches.

(Source : GEB – Idele, 2025)

Cette échelle humaine garantit un lien quotidien entre l’éleveur et ses animaux, une vigilance renforcée au bien-être animal et une relation forte avec le territoire.

Une alimentation des animaux majoritairement française

La filière s’engage pour une production locale, maîtrisée et traçable.
98% de l’alimentation des bovins viande est d’origine France.

(Source : ORIFLAAM, 2021/2022)

Cette souveraineté alimentaire témoigne de la solidité du modèle, de la confiance accordée aux filières locales et du rôle essentiel des éleveurs dans l’économie agricole française.

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Maîtriser l’empreinte environnementale et garantir le bien-être animal : des engagements concrets à chaque étape

Pour progresser en continu, la filière s’appuie sur des outils de diagnostic et d’évaluation reconnus, permettant de mesurer précisément l’empreinte environnementale des élevages et de garantir un haut niveau de bien-être animal, depuis la ferme jusqu’à l’abattoir.

Réduire l’empreinte environnementale grâce aux diagnostics CAP2ER

Pour accompagner les éleveurs dans l’amélioration de leurs pratiques, la filière utilise CAP2ER, un outil de référence développé pour les bovins et les ovins.

Cet outil permet :

  • de mesurer l’empreinte carbone des élevages,
  • d’évaluer les services rendus par les prairies (stockage de carbone, biodiversité),
  • de quantifier l’autonomie alimentaire,
  • d’identifier des pistes d’amélioration adaptées à chaque ferme.

Grâce à ces diagnostics, les éleveurs disposent d’une vision claire et personnalisée de leurs performances environnementales, permettant d’engager des actions concrètes et efficaces en matière de réduction des émissions, de gestion durable des ressources et de résilience des systèmes herbagers.

Évaluer et renforcer le bien-être animal avec BoviWell et OviWell

Le bien-être animal est une priorité au cœur des élevages français. Pour l’évaluer de manière objective, la filière s’appuie sur deux outils conçus spécifiquement pour les ruminants :

  • BoviWell pour les élevages bovins,
  • OviWell pour les élevages ovins.

Ces outils reposent sur des critères mesurables directement sur les animaux et dans leur environnement : état corporel, comportement, accès à l’eau et à l’alimentation, propreté, qualité des infrastructures, manipulation des animaux, etc.
Ils permettent :

  • d’évaluer les pratiques de manière transparente,
  • d’identifier des axes de progression,
  • d’accompagner les éleveurs dans une démarche constructive et continue.

Grâce à ces évaluations, les élevages disposent d’un véritable tableau de bord pour garantir des conditions de vie adaptées et respectueuses des besoins naturels des animaux.

Une vigilance continue en centres de rassemblement et en abattoirs

L’engagement de la filière en matière de protection animale ne s’arrête pas à la ferme.
Dans les centres de rassemblement et les abattoirs, des diagnostics spécifiques de protection animale sont régulièrement réalisés.

Ils permettent de vérifier :

  • les conditions de transport et de manipulation,
  • la formation du personnel,
  • le respect strict des règles de sécurité sanitaire, traçabilité et de bien-être,
  • la conformité des équipements,
  • la maîtrise des procédures d’abattage.

Ces contrôles contribuent à une chaîne cohérente et rigoureuse, où chaque maillon est impliqué dans la protection des animaux et dans la transparence des pratiques.
 

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Nutrition : plaisir de manger et apports essentiels

La viande, un aliment au cœur d’une alimentation équilibrée

La viande fait partie des aliments qui contribuent à l’équilibre nutritionnel lorsqu’elle est consommée en quantité adaptée et dans le cadre d’une alimentation variée. Elle apporte des nutriments essentiels, naturellement présents et facilement assimilables par l’organisme, tout en participant au plaisir de manger et au partage des repas.

Source importante de protéines de haute qualité, la viande fournit également du fer héminique, bien absorbé par l’organisme, ainsi que des vitamines du groupe B, notamment la vitamine B12, indispensable au bon fonctionnement du système nerveux et à la formation des globules rouges.

Le repère de portion : consommer en juste quantité

Pour concilier santé, plaisir et équilibre alimentaire, la notion de portion est essentielle.
Les autorités de santé publique recommandent de limiter sa consommation de viande rouge cuite à 500 g par semaine (viande hors volaille et hors charcuterie), à adapter selon l’âge, l’activité physique et les besoins individuels.

(Source [EG1.1]: PNNS4)

En France, la consommation moyenne de viande de boucherie (hors volaille et charcuterie) pour un adulte est de 340 g par semaine, soit naturellement inférieure aux seuils recommandés.

(Source : Nutrimétrie - C-Ways, 2024)

Le plaisir au cœur de l’alimentation

Manger, c’est aussi un acte de plaisir, de convivialité et de culture. La viande occupe une place particulière dans la gastronomie française, par la richesse de ses saveurs, de ses textures et de ses modes de préparation.

La diversité des morceaux permet une grande variété d’usages culinaires : grillades, plats mijotés, cuissons rapides ou lentes, recettes traditionnelles ou créations contemporaines. Chaque morceau a ses spécificités et peut être valorisé dans des recettes simples, accessibles, adaptées aux différents budgets et moments de consommation.

L’art de la découpe à la française

La France se distingue par un savoir-faire reconnu en matière de découpe. L’art de la découpe à la française repose sur une connaissance fine de l’anatomie de l’animal et sur un travail précis du boucher, permettant d’obtenir des morceaux identifiés, adaptés à des usages culinaires spécifiques.

Depuis novembre 2024, le savoir-faire de la découpe bouchère à la française est inscrit au Patrimoine Culturel Immatériel national.

Ce savoir-faire valorise l’ensemble de la carcasse, respecte le produit et contribue à la qualité gustative des viandes proposées aux consommateurs. Il participe pleinement à la richesse gastronomique française et à la transmission des métiers de la filière.