Les Rouges des prés de Sylvain, éleveur en Mayenne

La Rouge des prés fait partie des races à viandes, élevées exclusivement pour la production de viande.  Ce type d’élevage est le fruit d’une tradition séculaire en France. Sylvain Rousselet est un éleveur amoureux de ses « Rouges des prés » dans la Mayenne.

Eleveur de Rouges des prés, un métier, une passion

Sylvain a repris  l’exploitation familiale en 2008. Maintenant il prend soin de ses 80 vaches et 300 veaux. C’est une passion. Comme dit Sylvain : « voir un beau troupeau dans un champ, ça fait du bien au cœur et à l’esprit ».

Une race bovine régionale

La race Rouge des prés offre au regard une belle robe pie, rouge et blanche, avec une tête surmontée d’une tâche blanche parfois en forme de cœur. Jusque dans les années 80 c’était une race mixte mais comme elle avait de très belles qualités pour la viande, les éleveurs l’ont fait évoluer vers une race à viande. Ils ont créé une AOC : l’AOC Maine Anjou de l’ancien nom de la Rouge des Prés.  C’est vraiment une race ancrée dans son territoire, puisque 90% du cheptel total vit en Maine-Anjou. La race représente ainsi un important rouage de l’économie agricole locale.

Le bien-être animal est une priorité

Chaque jour, la première action de Sylvain et de vérifier que tous les animaux de son troupeau se portent bien. Etre éleveur, c’est s’assurer du bien-être de ses animaux. En passant du temps auprès des vaches et de leurs veaux, les bêtes s’habituent à la présence de l’homme : il est ainsi plus facile de les approcher au quotidien, et notamment au moment des vêlages,  un moment qu’affectionne particulièrement Sylvain lorsqu’il aide ses bêtes à mettre bas.

De l’espace et de l’herbe

De fin mars à octobre, le troupeau vit dans les prairies et se nourrit exclusivement d’herbes des prés. Les vaches broutent à volonté toute la journée et n’ont pas besoin de complément alimentaire. Elles profitent de grands espaces herbagés et arborés (environ un hectare par vache).  En hiver, Sylvain rentre ses vaches à l’étable, la stabulation. Il nourrit alors ses bêtes avec du fourrage cultivé directement sur son exploitation : de l’herbe séchée, du maïs et du blé.

Une vie qui favorise la qualité de la viande

Pour Sylvain, une vache qui passe son temps dans les pâturages, qui n’est pas stressée, c’est une vache heureuse et cela donne une meilleure viande. Une viande racée, moelleuse, tendre,  au goût très persillé (des minuscules veines de gras s’infiltrent entre les fibres musculaires pour offrir un goût plus riche et plus prononcé en fondant à la cuisson).