Les Bazadaises de Bérénice, éleveuse en Gironde

La Bazadaise est une race à viande. C’est-à-dire que contrairement aux vaches laitières, elle n’est élevée que pour la commercialisation de sa viande. Bérénice, jeune éleveuse de 26 ans, a repris il y a 5 ans l’exploitation de ses parents à Arveyres aux environs de Bordeaux.

Une viande racée qui aurait pu disparaître

A l’origine, les Bazadaises sont une race de travail. Elles transportaient le bois, au milieu des pins. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont « tout en muscles ». Puis à la fin de la deuxième guerre mondiale, elles ont été remplacées par des tracteurs. Il ne restait plus que 750 têtes quand un groupe d’éleveurs, amoureux de la race bovine Bazadaise, a décidé de tout faire pour préserver l’effectif et l’augmenter.

Plus qu’un territoire, un terroir

Aujourd’hui, on trouve des Bazadaises dans le monde entier. Mais le village de Bazas, à 60 km au Sud-Est de Bordeaux est bien son berceau. La race Bazadaise s’épanouit sur des terres pauvres et sablonneuses donnant une herbe un peu grossière. Il s’agit d’une race très rustique qui s’adapte parfaitement à son terroir et valorise très bien ce type de pâturages. Elle donne une viande très persillée, fine et goûteuse, ce qui fait sa notoriété dans la région.

Petite mais musclée

La vache Bazadaise est de couleur grise avec le pourtour des yeux et du museau blancs. L’extrémité de ses cornes et ses sabots sont noirs. Elle est de petite taille, avec des os très fins et une importante musculature. Son poil est doux. D’un caractère relativement facile, elle est autonome et s’adapte à tout.

Eleveuse par passion

Toute petite, Bérénice accompagnait déjà son père dans les champs, et aidait aux travaux de l’exploitation. Au contact des bêtes, elle s’est rapidement prise de passion pour la Bazadaise. Elle en élève aujourd’hui près de 200, veaux compris. Elle aime ses vaches et son métier qui lui permet de vivre en contact étroit avec la nature, les animaux.

Apprivoiser les vaches

Pour Bérénice, il est essentiel que les vaches ne soient pas stressées. D’abord par respect pour l’animal, mais aussi pour la qualité de la viande. C’est pourquoi dès leur plus jeune âge, elle les habitue à sa présence. Les jeunes veaux sont manipulés, caressés. Ils doivent comprendre très vite que la main de l’homme n’est pas un danger. Une méthode qui permet aux animaux d’être tranquilles et sereins. Ils sont calmes et ne stressent pas. Une vie heureuse au milieu des prés de Gironde.