En 1978, la France a mis en place un système national exemplaire d’identification de l’ensemble des bovins. Depuis, les modalités d’identification ont régulièrement évolué pour répondre à de nouveaux besoins : suivi de la production, gestion de la santé des troupeaux, connaissance de l’origine.

Depuis 1998, un règlement communautaire impose les mêmes procédures d’identification à chacun des pays de la Communauté Européenne. Ce règlement a nécessité une nouvelle adaptation du système d’identification français, sans toutefois en modifier les fondements.
Les opérations d’identification des bovins sont sous la responsabilité générale du Ministère de l’Agriculture. Celui-ci délègue la réalisation des opérations pratiques d’identification à un organisme conventionné, à l’échelon de chaque département, qui assure la gestion de l’unicité des numéros attribués aux animaux et aux lieux d’élevage et de passage, la vérification des informations d’identité, leur transfert à la base de données, la délivrance du passeport.
Ces opérations sont réalisées sur la base d’un cahier des charges national validé par le Ministère de l’Agriculture. Des contrôles rigoureux sont réalisés par les organismes départementaux chargés de l’identification au niveau de chaque élevage comme par l’intermédiaire de la base de données; à ceux-ci s’ajoutent les contrôles de l’Administration.
En outre, la fiabilité du système d’identification est renforcée par les sécurités associées à chaque élément officiel de l’identification : boucles d’identification agréées délivrées par des fabricants agréés sur la base d’un cahier des charges validé par le Ministère de l’Agriculture, passeports édités sur un papier sécurisé, chaque passeport portant un numéro unique.
La qualité de l’identification des bovins intéresse, avant tout, les éleveurs : la gestion quotidienne de leurs animaux, la maîtrise de la santé des cheptels, les suivis effectués à des fins zootechniques se fondent sur une parfaite identification de chaque bovin.
